Les recherches du Dr Fernand Labrie sur le cancer de la prostate permettent de sauver des vies et génèrent des milliards de revenus

L’équipe du PDG d’EndoCeutics et directeur du Centre de recherche en endocrinologie moléculaire et oncologique et génomique humaine de l’Université Laval, à Québec, oriente à présent ses recherches vers le traitement de la ménopause et du cancer du sein

Quand le Dr Fernand Labrie a fondé le premier laboratoire d’endocrinologie moléculaire du monde à Québec, en 1969, il ne se doutait pas que son équipe de recherche et lui mettraient au point des médicaments qui sauveraient la vie de millions d’hommes touchés par le cancer de la prostate et seraient à l’origine de revenus annuels de près de 4 G$ par année pour l’industrie pharmaceutique. Il ne se doutait pas non plus que cette réussite positionnerait le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université Laval (CRCHUL) comme le plus important centre francophone de recherche biomédicale au Canada, et ferait de Québec un foyer de croissance dans le domaine des sciences de la vie.

Dans les années 1980, ce diplômé en médecine de l’Université Laval, qui a effectué des études postdoctorales à l’Université de Cambridge, en Angleterre, a dirigé avec succès l’élaboration d’un traitement médicamenteux qui a fait diminuer de façon significative le taux de mortalité associé au cancer de la prostate. Ainsi, dû en grande partie au traitement antiandrogénique combiné mis au point à Québec, le taux de mortalité lié au cancer de la prostate aux États-Unis a diminué du tiers au cours des 15 dernières années. Pendant la même période, les médicaments mis en marché sous différentes marques par Schering Plough, Roussel, Takeda, Ipsen et AstraZenaca (ainsi que Abbott au Canada) ont généré des revenus annuels atteignant presque 4 G$.

Avantages sur le plan commercial

Selon le rapport Choix concurrentiels 2010 de KPMG, les coûts d’exploitation dans la région métropolitaine de

Québec sont moins élevés que la moyenne nord-américaine notamment dans les secteurs suivant : essais cliniques (27 % plus bas), R et D dans le domaine biomédical (20 % plus bas) et fabrication de médicaments (6 % plus bas). La région métropolitaine de Québec bénéficie également d’investissements en cours et futurs qui, en 2010, comprennent les projets ci-dessous :

  • Expansion et rénovation de l’Hôtel-Dieu de Québec — 935 M$ CA
  • Modernisation des installations de production de vaccins de GSK — 289 M$ CA
  • Nouveau centre de production et R et D de BD GeneOhm — 50 M$ CA
  • Partenariat entre Otto Bock et Victhom Human Bionics — 30 M$ CA
  • Laboratoires de recherche sur l’obésité, CRIUCPQ — 28 M$ CA

 

Entente de 330 M$ conclue entre Bayer Healthcare et EndoCeutics relativement aux jalons et aux coûts d’essais cliniques nécessaires pour finaliser l’élaboration de Vaginorm, médicament visant à traiter l’atrophie vaginale et la dysfonction sexuelle.

Plaque tournante de la recherche et de l’expertise mondiales, la région métropolitaine de Québec est un incubateur de techniques novatrices qui révolutionnent les vaccins, la recherche et les diagnostics.

La plupart des sociétés biopharmaceutiques de la région métropolitaine de Québec sont le fruit des recherches menées au CRCHUL et à l’Université Laval (23 en tout, qui fournissent du travail à 2 160 employés hautement spécialisés). Les plateformes technologiques conçues dans les laboratoires du CRCHUL (en matière de génomique, de protéomique, de génématique, de puces à ADN et de micropuces) témoignent de la qualité de ses recherches.

Pourquoi le Canada?

L’industrie pharmaceutique canadienne est un des secteurs les plus novateurs et profitables au pays et représente un marché de 20 G$ — soit le 9e marché mondial.

Parmi les pays du G7, le Canada est celui dont le secteur biopharmaceutique connaît la croissance la plus rapide et dont les coûts de main-d’œuvre sont les plus bas sur le plan biotechnologique. Le Canada occupe aussi le premier rang des pays du G7 en matière de croissance du nombre de brevets liés à la recherche en santé.

Cette effervescence sur le plan de l’innovation reflète les investissements de 1,3 G$ en R et D biopharmaceutique et de 600 M$ en essais cliniques effectués annuellement au pays. De plus, le Canada est souvent un pionnier mondial en matière d’approbation de médicaments et de traitements révolutionnaires. Les sociétés biotechnologiques et pharmaceutiques canadiennes comptent actuellement plus de 300 produits en développement ou sur le marché.

Plans de croissance pour l’avenir

Sous la direction du Dr Labrie, les chercheurs du CRCHUL — qui a connu une croissance constante, emploie 1 200 personnes et comprend un centre de 75 000 pieds carrés consacré à la génomique — ont entrepris en 1996 des recherches en vue de trouver un remède contre le cancer du sein. Selon le Dr Labrie, ces recherches pourraient porter fruit bientôt. « Notre équipe de recherche sur les hormones est sans nul doute la meilleure au monde. Puisque les cancers de la prostate et du sein sont tous les deux liés aux hormones, nous avons pu mettre en application chez les femmes ce que nous avons appris sur le cancer chez les hommes. »

Cet effort a conduit à la création du médicament le plus puissant et précis contre le cancer du sein jamais fabriqué. Ce médicament est actuellement à la phase finale des essais cliniques et, si les résultats sont concluants, il pourrait se retrouver sur le marché d’ici trois ans. Le Dr Labrie affirme que : « Le cancer du sein représente la plus grande peur chez les femmes, car il est tellement sournois. Une femme sur huit sera touchée directement par cette maladie, qui frappe maintenant des femmes plus jeunes, tandis que le taux de réussite des traitements s’améliore peu. Nous devons changer cette situation. »

Coordonnées

Dr Fernand Labrie
www.fernandlabrie.com
1 418 654-2704

Québec International
www.quebecinternational.ca
1 418 681-9700

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